Livres

Frédéric Ferney, écrivain, critique littéraire et essayiste, a construit une œuvre singulière qui explore avec passion les grands thèmes de la littérature et de la condition humaine. Ses livres, à la fois rigoureux et accessibles, reflètent son engagement constant pour transmettre le goût des mots et des idées.

"Tu seras un raté, mon fils !"

Des grands personnages qui ont façonné le XXe siècle, Churchill apparaît comme le plus sûr de son destin et de son génie. Pas une once de doutechez ce fils de famille, célèbre à vingt-cinq ans, tour à tour officier, aventurier, journaliste, ministre, écrivain, peintre… 

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Jusqu’à l’apothéose de la seconde guerre mondiale, qui en fera de son vivant plus qu’un homme d’Etat : un mythe. Pourtant, ce touche-à-tout égocentrique et généreux, cynique et rêveur, fantasque et indomptable, cachait un secret, une blessure intime que nous dévoile, d’une plume éblouissante, le journaliste et écrivain Frédéric Ferney : le mépris absolu dans lequel le tenait son père.

Ce père trop tôt disparu, Winston cherchera toute sa vie à l’épater et à lui donner tort. En faisant revivre les grands moments d’une existence menée au galop, cette traversée d’une vie extraordinaire explore l’insondable lien entre un père et un fils.

L'Amour de la lecture

« Se souvenir, c’est vivre, aimer, penser une seconde fois – en mieux. Et si lire, c’était aussi se souvenir ? Mais de quoi ? Le passé réserve bien des surprises…
On apprend tout dans un livre, sauf à mentir. On y découvre qu’aimer, c’est apprendre à lire. Et que lire, c’est apprendre à aimer. »

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Frédéric Ferney est l’auteur de La Comédie littéraire ; Éloge de la France immobile ; Renoir, roman. Il a écrit des pastiches, une vie rêvée de Winston Churchill et des essais consacrés à Proust, Aragon, Oscar Wilde ou Cendrars, mais aussi à Picasso, Rodin et Matisse.

Eros, l'encre du désir

Dans chaque société, l’amour suscite une rêverie préalable, se soumet à des modèles, se plie à des injonctions, obéit à des protocoles et des lois dont nous recevons l’empreinte à notre corps défendant. Que serait l’amour sans les poètes qui commandent nos songes ? Car il ne suffit pas de vivre sa vie, il faut l’imaginer, et c’est possible grâce à la littérature.

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De quoi l’amour est-il le nom ? Que veut-on dire quand on dit : « Je vous aime » – ou bien « Va-t-en, je ne t’aime plus » ? Y a-t-il plusieurs formes d’amour ?
Et d’où vient ce tourment, cette fêlure inhérente à l’amour le plus pur et le plus sincère?                                                                        

Nous récitons à notre insu, sur l’échiquier du désir, une pièce déjà écrite. On emporte ainsi dans nos rêves ce qu’on n’a pas encore vécu, ce qu’on a déjà vécu, ce qu’on revivra peut-être, et nos amours ne sont que l’écho de ces passions qui nous habitent.

La comédie littéraire

Ce livre a pour ambition de poursuivre l’entreprise du La Bruyère des Caractères en l’illustrant des différents types humains qui composent notre « comédie littéraire ». Pour bâtir son livre, l’auteur a ainsi choisi de procéder ….comme un zoologue, comme si la « gent littéraire » n’était qu’une sous-espèce du règne animal. 

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Dans chacun des portraits brossés, le lecteur aura vite fait de découvrir tel critique irascible, réputé pour son fiel – n’est-il pas un peu Murène ? Telle autre occupée dans l’édition, si tentaculaire, si à l’aise dans ses nuages d’encre – n’est-elle pas la « pieuvre » ? Il convient de préciser que cet exercice de style est très tenu, les portraits se répondent, se complètent, une préface et une postface les inscrivent dans une perspective vaste et grave : que reste-t-il de la « République des lettres » si l’on veut bien se souvenir que celle-ci est, d’abord, un zoo ?

Aragon

Aragon la seule façon d'exister

« Où situer Aragon, entre la soumission et l’esclandre ? C’est toujours un jeune homme qui se récrie et qui se déplore : tout ce que je sais je l’abaisse. C’est celui-là, lui et lui seul, qui m’importe et qui me demeure incompréhensible.

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Je rêve, pour Aragon, d’un éloge impitoyable et doux, d’un hymne moqueur, d’un chahut qui s’enflerait en ovation soudaine. Rien de dicté : des murmures et des verres qui se brisent comme un éclat de rire. Rien de pesé ni de décent ni d’équitable. » Frédéric Ferney donne le ton : ce livre ardent n’est ni un ouvrage commémoratif ni une biographie mais un pamphlet à rebours, amoureux et rêvé. Pour Aragon, il n’y a pas d’un côté vivre, de l’autre écrire : il n’y a dans la supercherie ou dans l’extase qu’une seule façon d’exister. Aragon (1897-1982), ce contemporain capital, est celui qu’on préfère haïr. Pourquoi ?

Aragon

Oscar Wilde ou les cendres de la gloire

Figure emblématique de la littérature, Oscar Wilde n’a jamais douté de son avenir : « Je serai poète, écrivain et dramaturge. D’une façon ou d’une autre, je serai célèbre et si je ne suis pas célèbre, je serai connu. » Tout entier sous le charme de cet écrivain

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agaçant et cabotin, étonnant de sincérité et de candeur, d’un courage extrême allant jusqu’au tragique, Frédéric Ferney offre au lecteur le passionnant portrait d’un homme dont toute la vie a été consacrée à… l’art de la vie.

Et si l’auteur avoue qu’il s’est demandé parfois – « avec la naïveté du biographe attendri » qu’il n’est pas -, s’il aurait pu être l’ami d’Oscar Wilde, il nous prouve avec brio, d’une plume acérée trempée d’humour et de verve généreuse, qu’il est indéfectiblement attaché à ce personnage dont l’âme fut joyeuse et désespérée.

Oscar Wilde est un écrivain qu’il est urgent de rencontrer pour apprendre ou réapprendre à le lire « comme un poème, comme une offense, comme une blague ».

Une biographie unique sur Oscar Wilde dans un style personnel et littéraire qui saura séduire tous les admirateurs du dandy le plus célèbre au monde.

Aragon

Rodin amoureux

Il y a un paradoxe Rodin : c’est à la fois un coeur célibataire, et un amoureux des femmes – ou plutôt de LA femme –, dont il a cherché le secret toute sa vie. Ni séducteur, ni libertin, ni dépravé, c’est d’abord un adorateur. Rose, Camille, Claire, Gwendolen, Isadora, Hilda, Nuala, Jeanne…

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lui ont prêté leur corps autant que leur âme. Il les a aimées pour les comprendre, et les comprendre pour les recréer à partir de la matière inerte. Les pétrissant, les modelant, les révélant, les redressant: Rodin est un redresseur de corps.
Et quoi de plus fécond que le désir pour tendre un miroir à la Nature ?
Les voici donc, ces modèles, ces maîtresses, ces amantes, ces passantes, ces muses, sans lesquelles le petit Auguste ne serait jamais devenu le grand Rodin.

Picasso amoureux

On ne peut dissocier Picasso des femmes qui ont traversé sa vie.Elles n’étaient pas seulement des modèles mais aussi des inspiratrices de l’ombre, apparaissant dans ses tableaux, figuratifs, cubistes ou surréalistes, tristes ou triomphantes, torturées ou sereines…

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Ses trois principales sources d’inspiration sont la femme, le sexe et la guerre. « Au fond, il n’y a que l’amour », disait-il. Mais un amour dévorant qui en a laissé plus d’une pantelante. « Les femmes de Picasso sont des esclaves », affirmera le peintre Gaston Chaissac. Frédéric Ferney a identifié sept muses qui correspondent chacune à un moment de son oeuvre : la période bleue avec Germaine, la période rose et le cubisme avec Fernande, le temps des collages avec Eva, le surréalisme avec Olga, Guernica avec Dora…Il nous raconte leur destin, parfois heureux, souvent tragique.

Aragon

Le dernier amour de Monsieur M.

Il est très vieux, il est peintre, il est célèbre. Il sait qu’il va bientôt mourir. Il ferme les yeux, comme il a toujours fait, pour mieux voir. Il songe, il se souvient, il raconte. Enfants, amours, voyages, joies et peines,

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 toute sa vie se coalise dans une passion unique: peindre. Ce fut un long tourment, un long combat. Aujourd’hui, c’est fini. Il s’agit d’écrire le mot fin sans trembler. Rien de funèbre pourtant. Sa joie demeure. On l’a mis sur un piédestal. On n’a pas deviné chez cet artiste qui exalte l’ordre et la clarté les dégoûts qu’il a surmontés. Il se penche sur ses gouffres, il explore des ravins insoupçonnés, il révèle sans complaisance sa part d’ombre. Il ne va pas mentir. Toute sa vie, il n’a voulu qu’inventer – inventer, ce n’est pas copier – et donner. Quoi? Une forme neuve au bonheur. Comment? Par quels moyens? On visite son atelier mais on entre aussi dans sa cave, aux confins de nos lueurs apprises. »Le Dernier Amour de Monsieur M. » n’est ni une biographie ni un roman. Ce sont les carnets imaginaires d’un homme rivé à sa vocation depuis ses jeunes années et qui n’a jamais dévié de sa route. Un livre d’heures. Cet homme, ce pourrait être Henri Matisse.

Aragon

Le dernier tableau Renoir roman

Le roman imagine les derniers jours de Renoir à travers les yeux de son fils Jean, qui reçoit un message poignant de sa belle‑mère Louise l’appelant auprès du peintre vacillant. 

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Il s’agit du dernier tableau que Renoir peignait ou venait de terminer, métaphore de « la vie comporte tant de dernières fois » (amours, paroles, œuvres, etc.)

Aragon

Précaution Inutile

Au début des années 1920, les éditions Arthème Fayard et Cie, sous la férule d’Henri Duvernois, lancent la revue Les Ouvres Libres, un
 » mensuel ne publiant que de l’inédit « . 

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Chaque numéro rassemble en prépublication les romans d’une demi-douzaine d’écrivains. Une aubaine pour les auteurs. En juillet 1921, dès qu’il apprend la création de cette revue, Marcel Proust manifeste l’intention d’y collaborer régulièrement :  » Il y a dans le Temps perdu tout mon roman avec Albertine jusqu’à la mort de celle-ci, qui pourrait très bien paraître en revue (en beaucoup de numéros seulement).  » Il va alors publier deux romans qu’il considère comme autonomes (les deux textes sont chacun sous-titrés  » roman inédit et complet « ), même s’il les destine à être ensuite intégrés, remaniés, à un autre projet littéraire d’envergure. Ces deux livres constituent une véritable curiosité dans l’ordre de l’édition proustienne.
En novembre 1921, Proust confie tout d’abord aux éditions Fayard (Les Ouvres Libres, n° 5) un premier extrait d’À la recherche du temps perdu, tiré de Sodome et Gomorrhe II. Le roman est intitulé Jalousie. Il donne une version corrigée du manuscrit de la soirée chez la princesse de Guermantes et un condensé du début du chapitre II.
Un second extrait, tiré de La Prisonnière, est préparé à l’automne 1922. Il ne paraîtra toutefois que de façon posthume, en février 1923, sous le titre Précaution inutile (Les Ouvres Libres, n° 20).

Aragon

Memoire espionne du coeur

Nous avons tous rêvé de rencontrer un écrivain aimé, de lui parler ou de lui écrire, voire d’entrer dans sa confidence. 

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Frédéric Ferney, lui, pousse l’audace un peu plus loin, en allant à la rencontre d’auteurs disparus. Mais un écrivain qu’on aime, disparaît-il jamais ?
Partant du principe que ces artistes – leur esprit, leur humour, leur univers – nous accompagnent en permanence, Ferney a conçu une série de rencontres imaginaires dans lesquelles il dialogue avec – ou fait dialoguer entre eux – de grandes figures des arts…

Blaise Cendrars

L’homme disparaît sous la légende : poète de grand chemin. Le rail, le rhum et les rafiots. Hollywood, la pègre, les Années folles. La forêt vierge. Cendrars. Le reporter lyrique. L’amiral à l’encre bleue, passager clandestin des lettres, tout barbouillé d’outremer et d’indigo. 

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Le baroudeur en nage qui troqua les odes au rossignol contre un hymne à l’aéroplane. L’ami des peintres : Léger, Delaunay, Chagall, Modigliani, Soutine. Le poète qui détecta le génie du siècle : l’électricité, le jazz, la pub, le shrapnel, le cinématographe. Je vous invite à rencontrer un autre Cendrars : violent, solitaire, mystique, désenchanté et pourtant amoureux de la vie. Des voyages, quels voyages ? A-t-il jamais cru lui-même à son personnage d’aventurier mirobolant ? Cendrars a transformé les circonstances de sa vie réelle en trajectoire idéale, en destinée. Il a beaucoup vécu, beaucoup rêvé, beaucoup menti. Reproche-t-on à Picasso ou à Braque d’avoir menti sur la forme d’une guitare ? On croit connaître Cendrars. Mais qui était Blaise sous son panama de bourlingueur des Tropiques. F.F.

Éloge de la France immobile

Hier, ils se croyaient le centre du monde. Aujourd’hui, ils doutent d’eux-mêmes. Que sont les Français devenus ? Comment la France, tout en offrant depuis toujours une remarquable diversité de visages et de caractères, conserve-t-elle une unité ? 

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Au-delà des conflits et des contradictions qui l’affectent, elle semble demeurer identique à elle-même : idéale, ancestrale, désenchantée, décevante, divisée et despotique, c’est-à-dire enracinée dans ses abstractions et réfractaire aux dialectes, aux tribus, aux idoles. Mais, entre l’adhésion à certaines valeurs universelles et ses particularismes, la France n’est-elle pas un espace mental plus que natal, un objectif plus qu’un résultat, une illusion ? Dans cet essai qui va de l’histoire à la géographie, des arts au sport, de la politique à la francophonie, Frédéric Ferney dresse le portrait culturel d’une France qui, malgré ses soubresauts et son adaptation au monde moderne, reste étrangement immobile.

La hache et le violon

« Je n’écrirai pas le livre noir de la critique » prévient Frédéric Ferney dans cette analyse de l’industrie française du livre, de la littérature contemporaine et des professionnels de la critique littéraire. 

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Cela signifie-t-il que ce secteur culturel et le métier de critique devraient être exemptés de toute critique ? Que nenni ! On peut même en faire un essai que voici.
Chargé d’un rapport pour le CNL sur la critique littéraire, l’auteur délivre ici une postface toute personnelle. Avec un style ironique souvent et une précision mélancolique parfois, il dépeint le milieu, sa mentalité, ses relations avec l’industrie du livre, ses mariages forcés avec la télévision et la radio, sa mutation avec Internet, son déclin, ses mesquineries et sa grandeur indispensable.

L'Angleterre en poésie

Frédéric Ferney nous présente quelques oeuvres poétiques de langue anglaise, qui décrivent les paysages, les moeurs, et les figures emblématiques de l’Angleterre